Ontologie relationnelle et pensée du commun

Mise en ligne le mardi 17 mai 2011

La pensée dominante, celle qui se réfère constamment à l’article de Garrett Hardin sur « La tragédie des communs », repose sur une ontologie atomiste : présupposer des entités individuelles revient à concevoir le commun comme espace d’externalités. Une ontologie relationnelle considérant que les entités viennent à l’existence par la relation nous conduit en revanche à penser l’individu, non comme présupposé, mais comme processus. Dès lors, le commun ne se déroule pas extérieurement à lui. L’individu s’individue par le commun, de même que le commun s’intensifie par les différentes individuations qui le texturent.

Relational Ontology and Conceptions of the Common

Dominant views, based on Garrett Hardin’s article on “The Tragedy of the Commons”, are founded upon an atomist ontology : by presupposing individual entities, they conceive the commons as a space of externalities. A relational ontology, by assuming that entities come to exist through relations, leads us to conceive the individual, no longer as a presupposition, but rather as a process. As a consequence, the common is no longer exterior to the individual. One individuates oneself through the common, while the common is intensified by the various individuations which provide its texture.



Manifeste pour un Commun Intermittent

Ontologie relationnelle et pensée du commun

Coalitions

rechercher dans le site


Multitudes  web    

se procurer la revue

plan du site

RSS 2.0 Suivre la vie du site


De Cléo Collomb :
Ontologie relationnelle et pensée du commun