Selon Bergson, il n’est point de rire sans une « anesthésie du cœur ». Dans les profondeurs du plaisir de rire gît toujours, finalement, une sorte de méchanceté. Ce plaisir peut-il être moral ? Il crée une communauté affective qui peut être à la fois le lieu de l’identité et celui de la provocation, de la remise en question. Cathartique, conservateur, révolutionnaire, philosophique, désespéré, le plaisir de rire est une passion complexe à prendre au sérieux.
According to Bergson, there is no laugh without an « anaesthesia of the heart ». A kind of malice always ultimately lies in the depths of the pleasure of laughter. Can this pleasure be mora l ? It creates an affective community which can be both the site of identity and that of challenge, of calling everything into question. Cathartic, conservative, revolutionary, philosophical, desperate, the pleasure of laughter is a complex passion which must be taken seriously.