Cher Monsieur,
J’ai eu l’occasion de me rendre à une exposition organisée à Anvers par l’un des organisateurs de la table ronde que vous mentionnez. Cette exposition, je la qualifierais, en utilisant les mots de G. Chatelet dont on doit regretter qu’il ne soit plus là pour la vigilence qu’il pouvait porter à cette forme d’existence : un postmodernisme festif qui se donne le politique comme suplément d’âme. Je ne fais certainement pas le procès de cette table ronde ; je fais confiance aux participants, mais serait-il possible de réfléchir aux lieux, aux dispositifs dans lesquels s’insèrent les discours. Je ne crois pas qu’on puisse parler simplement dans un lieu sans que la question même de qui l’organise et pourquoi ne soit pas un problème. Je m’excuse pour la teneur polémique de ce court message ; je pense qu’il importe à l’heure actuelle de créer des lieux d’intervention et de connexion mais je pense aussi réellement qu’on ne peut faire l’économie des processus et dispositifs qui sont l’occasion de ce type de manifestation.
Bien à vous,