La liberté d’être une brebis

Mise en ligne le mardi 17 mai 2011

La sécurité et la protection à laquelle nous sommes censés aspirer sont en réalité celles que prodigue le berger à son troupeau : elles multiplient les instruments de domination. Comment se soustraire à ce pouvoir pastoral si avide de maximiser nos forces vitales (pour mieux les exploiter) ? En revenant à une vieille maxime : « Qui a appris à mourir, il a désappris à servir ». En contrepied du biopouvoir et d’une certaine conception du care s’esquisse la résistance d’un être qui doit et veut compter avec sa propre disparition.

The Freedom of Being a Sheep

The security and protection to which we aspire are those provided by the shepherd to his herd : they multiply the instruments of our domination. How can we extract ourselves from this pastoral power so eager to maximize our vital forces (better to exploit them) ? By reclaiming the old maxim : “He who learns to die, unlearns to serve”. Against biopower and a certain conception of care, this delineates a form of resistance for individuals who must (and want to) count with their own disappearance.



Le côté vache du commun

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De Francesco Paolo Adorno :
La liberté d’être une brebis