"C’est certain pour nous il n’y a jamais eu d’alternative au monde, sinon toujours une alternative dans le monde"
"Un monde assumé, détruit, réinventé sous la forme de sa monstruosité"
"Etre capable d’une séparation radicale de notre réalité, d’un abandon et d’une absence qui nous mettent de nouveau en contact avec l’autre, avec l’ami abandonné, avec le réel qui s’était dispersé"
"Imaginons des pas de danse sur cette nouvelle scène du réel"
"La différence entre réactionnaires er révolutionnaires, c’est que les premiers nient et que les seconds affirment le vide compact et ontologique du monde" Les premiers se consacrent à la rhétorique, les seconds à l’ontologie ; les premiers se taisent, les seconds souffrent le vide ; les premiers réduisent la scène du monde à un oripeau esthétique, les seconds l’apprenne pratiquement. Ainsi donc seuls les révolutionnaires peuvent pratiquer la critique du monde car ils maintiennent une relation vraie avec l’être. Parce qu’ils reconnaissent que nous aussi avons fait ce monde inhumain. Que son manque de sens est notre manque de sens, et son vide notre vide"
"L’art est aussi ouvert formellement que l’est une démocratie vraie et radicale"
"Une fois que nous avons détruit, découpé, déconstruit le réel, il nous reste ce réseau de fils métalliques, forts, construction humaine pleine de puissance. C’est ici que continue le travail. Nous nous saisissons de ces fils et nous les dédoublons, se forment ainsi de nouvelles figures, s’imaginent de nouvelles réalités. L’imagination libère. Dans l’horizon de l’être, la liberté est supérieure, la puissance s’approche de la possibilité. De cette manière, on peut entrevoir de nouvelles subjectivités, de nouveaux champs d’action, de nouvelles synthèses de coopération"
"L’art ne peut vivre que dans un processus de libération. L’art est, pour ainsi dire, toujours démocratique ; son mécanisme de production est démocratique, dans le sens où il produit du langage, des paroles, des couleurs, des sons qui se lient communautairement, selon de nouvelles communautés"
Art et multitude, Toni Negri, 1988
(traduction personnelle rapide et certainement approximative) Alain