De la sousveillance

-La surveillance globale, un nouveau mode de gouvernementalité
Mise en ligne le mardi 23 février 2010

Ce texte de cadrage introductif au dossier met en avant le côté problématique de l’utilisation, comme si rien n’avait changé, des termes foucaldiens et deleuziens de «  surveillance  » et de «  contrôle  » : ceux-ci se révèlent insuffisants pour cerner pleinement les particularismes de la «  surveillance globale  ». Cette dernière ne peut devenir globale qu’en s’émancipant de la prééminence – classique dans la surveillance classique – du scopique pour adopter la modalité numérique du calculable : on passe du visible et de l’invérifiable à l’invisible et au vérifiable. Ce changement du rapport de la surveillance à la visibilité conduit à proposer le terme de «  sousveillance  » pour désigner l’ensemble des techniques sur lesquelles repose désormais un nouveau mode de gouvernementalité.

“Underveillance”

We can no longer use the terms “Surveillance” and “Control”, proposed by Foucault and Deleuze, as if nothing had changed. The “global watch” currently taking shape is no longer organized on the model of visibility, but on the model of computability. From a world where behaviors can be seen but not verified, we are evolving into a world of data which can be verified but not pictured. This major change pushes us to propose the term “Underveillance” in order to refer to a radically new mode of governmentality.



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