Du traité de Rome aux marches européennes de chômeurs, le fédéralisme s’est affirmé et produit dans la construction européenne. Il n’y a plus de politique purement « nationale » en Europe. Pour autant la connexion entre les (...)
La nef moderne des Nations fait eau de toutes parts dans son berceau historique, l’Europe. Plusieurs coups de boutoir permettent d’afficher comme à la bataille navale : "touché". Voyez la peau de chagrin serbe, en attendant l’épilogue monténégrin, la Corse et surtout le brutal débat sur la réforme des institutions de (...)
L’ouvrage de M. Hardt et T. Negri, Empire, cherche à expliciter un double enjeu : déterminer la forme politique adéquate au capitalisme mondialisé et, en même temps, la rapporter immédiatement, en tant qu’ensemble de pratiques de (...)
Quelle est la forme politique qui caractérise la globalisation ? La mondialisation des marchés et de la production capitaliste est-elle soutenue par une souveraineté et par un pouvoir qui en déterminent les modalités complexes d’affirmation ? Par ailleurs : peut-on envisager, dans cette globalisation et dans cette (éventuelle) (...)
La totalité du pouvoir globalisé peut être pensée en tant que nouvelle forme de souveraineté (totalité et souveraineté sont intimement liées) mais elle ne peut plus être appréhendée d’après le modèle du pouvoir du maître de la maison, (...)
Pour juger de la validité actuelle du paradigme de la souveraineté étatique, il convient d’analyser séparément son aspect intérieur et son aspect extérieur. Le paradigme prétend à leur indissolubilité, et à bon droit. La souveraineté, en effet, doit être appréhendée comme le point caché de leur connexion, le lieu (topos) de leur (...)
L’avènement d’un « nouvel ordre mondial » fait s’est par la violence avec la « Guerre du Golfe ». L’Empire américain est au moins tout autant militaire qu’économique. Peut-on imaginer une résistance européenne à la (...)
Parler de l’empire américain aujourd’hui parait une banalité, étant donné que nous avons déjà derrière nous dix années de « leadership unique » des Etats-Unis sur le monde, ce que Dante nommait la Monarchie et qu’il appelait de ses voeux pourvu que le clergé ne s’en mêle point. Pourtant la définition théorique de ce (...)
Le débat intellectuel actuel est marqué par l’absence de toute tentative pour penser politiquement l’Europe. La pensée critique se divise entre un conservatisme social-démocrate, centré sur la défense de l’État-nation, et une (...)
« L’Europe est-elle une formation politique possible ? » Cette question s’était déjà posée bien avant que Lucien Febvre ne la soulève à nouveau en conclusion de son cours au collège de France à la fin du second conflit mondial. Elle continue par ailleurs de se poser avec insistance et, étonnamment, un certain degré de scepticisme a (...)
Au terme d’un siècle d’effondrements de projets européens tout sauf progressistes, l’actuelle construction européenne peut elle être pensée autrement que comme la réorganisation d’une partie de l’Empire sous (...)
Europe est synonyme de paradoxe. Une partie du XXe siècle a cru à l’Europe, à l’Europe culturelle et politique, et - selon l’histoire établie - l’a faite : mais ce qui a paradoxalement réussi, c’est une Europe qui est peut être le contraire de ce qu’on avait pensé et espéré. Pour ne pas mettre sur le dos de (...)
L’immobilité institutionnelle de l’Europe actuelle va à l’encontre des aspirations des « citoyens européens » qui vivent et veulent vivre « l’Europe » au quotidien. Pour répondre aux problèmes posés par la mobilité accrue (...)
Pourquoi est-il nécessaire de reconnaître dans l’Europe un groupe d’Etats "pionnier" qui la doteraient d’une constitution à laquelle les nouveaux Etats adhéreraient ? C’est que sans constitution, sans affirmation d’un principe politique unifiant, l’Europe peine à réaliser l’intégration à laquelle elle (...)
La nouvelle situation de l’État est souvent analysée en termes de déclin de ses capacités de régulation, dans le cadre d’une mondialisation des marchés capitalistes. En fait, il s’agit d’un processus de transformation (...)
Les États [22] sont confrontés aujourd’hui à une nouvelle géographie du pouvoir. [23] La nouvelle situation de l’État est souvent analysée en termes de déclin de ses capacités de régulation dû à certaines politiques de base liées à la mondialisation économique : dérégulation d’un ensemble important de marchés, de secteurs (...)
Depuis une expérience de terrain en Albanie et au Kosovo, l’auteur critique sévèrement les dispositifs de pouvoir à l’oeuvre dans les « interventions humanitaires », leur gouvernementalité propre, dont les stratégies investissent (...)
La guerre au Kosovo, la mise en œuvre par l’ONU du principe d’ingérence humanitaire, a été l’occasion de déployer sur le terrain une force d’intervention multinationale, tant militaire que civile, dont le fonctionnement remet en question radicalement le principe de la souveraineté nationale et préfigure le (...)
Le Président de Médecins du Monde appelle à faire la différence entre les interventions humanitaires organisées par les États, l’habillage humanitaire des volontés hégémoniques et l’action humanitaire portée par les ONG (...)
« Si j’étais empereur, je commencerais par faire un dictionnaire afin de rendre aux mots leur sens » - Confucius
Il m’est impossible de ne pas réagir à l’article de Mariella Pandolfi. Il y est en effet débattu de « l’humanitaire » dans tous ses états, le problème étant que celui que certaines organisations (...)