posté le 5 décembre 2011
Ces derniers mois, pour lire la crise actuelle et travailler les réponses qui pourraient être portées par la Gauche, les revues Mouvements et Multitudes ont chacune à leur façon élaboré des réflexions qui permettent de ré-ouvrir quelques chantiers que la Gauche ne peut se permettre de laisser en plan. Autour de leurs numéros récents, et en compagnie des auteurs qui y ont contribué, ces deux revues proposent une rencontre discussion au Lieu Dit (6, rue Sorbier, 75020), le 13 décembre à partir de 19h.
Qu’il s’agisse du dernier numéro de Mouvements, « Gauche : Attention chantier ! », ou du numéro 46 de Multitudes « Une gauche économique crédible ? », ce sont les réflexes de la (...)
posté le 24 novembre 2011
Nous sommes en 1932. Il y a trois ans, le Jeudi noir de Wall Street a précipité le monde dans la Grande dépression. Bien sûr, les racines de la crise sont sous-jacentes : les Années Folles ont vu une répartition de la valeur ajoutée profondément inégalitaire, et grosse d’une crise structurelle de surproduction. Seuls les grands pays émergents (du Mexique à l’Argentine) ont résisté, en se réorientant vers leur marché intérieur. Une nouvelle donne, un "New deal" est nécessaire entre capital et travail, mais d’abord il faut apurer le passé.
En 1932, ce passé se cristallise dans la dette allemande. Comme Keynes l’a prédit, l’Allemagne ne peut pas payer, mais (...)
posté le 14 novembre 2011
Trois éléments sont cruciaux pour évaluer l’onde de choc de la crise actuelle qui secoue l’Euro et les dettes des États européens (dites dettes souveraines).
La crise des dettes souveraines n’est pas La crise finale
La crise de la dette souveraine et le début de crise des parités entre les monnaies internationales (passées et futures) est la suite logique de la crise des subprimes qui a failli emporter le système financier en septembre 2008. La dette des ménages américains a failli entraîner le système financier mais celui-ci s’est souvenu de la leçon de 1929 (ne jamais laisser s’installer la crise financière). La quasi banqueroute des petits États de (...)
posté le 14 novembre 2011
Les crises grecque et irlandaise ont montré la fragilité des emprunts d’états face aux marchés financiers. Dans ce contexte, plus que jamais, l’attention est portée sur les niveaux, la structure, et la composition de la dette. La gestion française est catastrophique dans ces trois domaines, surtout quand on la compare à celle de l’Allemagne.
La dette publique française atteint 85 % de la richesse produite en 2011. Soit, en 4 ans, 22 points au dessus du taux de 2007. Des niveaux jamais égalés. Avec un déficit qui atteint 7 % du PIB en 2010, contre un excédent de 1,5 % en 2000.
La dette française a non seulement explosé quantitativement, mais sa structure qualitative (...)
posté le 14 novembre 2011
Dans le langage juridique, le terme « extraterritorialité » renvoie aux fondations des Relations Internationales. Bien que les premières concessions d’extraterritorialité remontent à l’Antiquité, le terme s’est forgé à la fin du XVIIIe siècle avec l’établissement du système moderne Européen d’État-nation et le changement de perception de la souveraineté qui est alors passé du personnel au territorial. Il reste ainsi le signifiant de la construction artificielle de ces relations. Bien que le concept ait pris diverses significations et manifestations, il possède deux définitions classiques : la première signifie être hors des frontières et des lois d’un (...)
posté le 14 novembre 2011
Ce texte est adressé à vous deux. Même si, ou précisément parce que, l’idée attachée au destinataire d’un texte pourrait dans une certaine mesure conditionner son contenu. Dans le passé, même quand le texte relevait de la catégorie de la correspondance privée et était adressé à un individu particulier, il se déployait à l’intérieur d’un second horizon – un horizon éternel se découvrant à partir de l’aura de l’impression éternelle des lettres sur le papier. Dans la forme électronique, cependant, cet horizon a pâli et à un moment a disparu complètement – par exemple avec les e-mails. Ce qui me fait me demander : ne pourrions nous discerner (...)
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